Comment allonger la durée de vie de son support ?

Rédiger de manière pérenne

Préférez toujours “Depuis 2016” à “depuis 10 ans”. La deuxième formule sera périmée bien trop raidement.

Pour une brochure ou un flyer, n’indiquez pas le nom du salon sur lequel vous allez le distribuer, ou d’offre promotionnelle limitée dans le temps et liée à cet évènement. Vous serez bien embêté pour le distribuer ensuite.

Pour un kakemono, par pitié ne notez pas de date ou de lieu, vous n’auriez plus qu’à les jeter une fois votre évènement passé. Contentez-vous de votre logo et de 2-3 explications sur votre activité ou votre offre. Des infos qui ne changent pas, ou à la marge.

Utiliser la complémentarité print + web

On indique pas les mêmes infos sur tous les supports. On utilise le print pour des infos assez générales, et on peut aller dans le détail sur le web, qui sera facilement actualisable.

Globalement souvenez-vous que :

  • On imprime quand la durée de vie est longue, quand le lecteur a besoin de manipuler l’objet, d’écrire dessus, de le conserver, de le passer à un collègue…
  • On digitalise quand la durée de vie est courte, quand le support ne nécessite pas d’être conservé, quand il a besoin d’être consulté de n’importe où, quand on recherche de l’interactivité, le partage et l’échange.

Petit conseil de sioux : indiquer les infos Le print est très pratique pour toucher des gens sur des salons. Donc OK imprimez, mais faites petit ! Un flyer peut tout à fait suffire. En plus souvent, cela vous force à être concis, et le public aime beaucoup la concision et la clarté. Quitte à cliquer sur “en savoir +” ou flasher un QR code s’il est captif.

Ne pas indiquer de tarif, malheureux !

S’il y a bien une info qui est susceptible de changer d’une année à l’autre, ce sont les tarifs ! De manière générale, je vous conseille de ne pas les indiquer, ou alors d’afficher “à partir de”, ce qui donne une indication non contractuelle. 😉

Photos : des gens “sûrs” !

Cela arrive souvent que mes clients soient contraints de ne plus utiliser de (belles) photos faites par des photographes, parce que des gens présents sur les photos ont quitté l’entreprise. Je dirais que plus il y a de monde sur les photos, plus il y a de risques que certains quittent l’entreprise au fur et à mesure. Privilégiez des scènes à 3-4 personnes de face max. Cela peut tout à fait suffire pour restituer “l’ambiance” de la boîte.

Choisir des finitions adaptées

C’est vraiment DOMMAGE, et cela arrive malheureusement trop souvent, de jeter des supports imprimés car ils ont mal vieilli. Je vous conseille vivement de parler avec votre imprimeur. Mais en gros, si le support passe de main en main, est trimballé, manipulé, peut-être faut-il mettre un pelliculage sur la couv ? Le pelliculage est une fine couche de plastique sur le papier, qui protège des traces d’ongles, frottements, etc. Certes le plastique c’est pas fantastique, ça perturbe le recyclage du papier. Mais jeter ou distribuer des supports abîmés, ça nuit à votre image et c’est encore moins bien. 🙁

→ Cf mon article  “Imprimer des flyers, et n’en jeter aucun” (véritable fléau, les flyers qui dorment dans les placards parce qu’on a changé de jour, d’heure, d’équipe, de théâtre).

Imprimer la juste quantité… pour ne pas gâcher

Je ne l’ai pas précisé mais bien sûr, imprimez à juste mesure (ça rime !). Ne vous laissez pas tenter par un devis d’imprimeur qui vous indique le prix pour + 1 000 exemplaires pas chers dont vous n’aurez pas besoin.  D’ailleurs les bons imprimeurs ont arrêter de pousser ainsi à la consommation. Évaluez le volume imprimé la fois précédente, et réimprimez si besoin. Ce sera peut-être l’occasion pour ajuster des petites choses au passage et être + à l’aise avec votre support.

→ Besoin d’une graphiste pour parler de la durabilité de vos supports ?